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Réunion du bureau, le 12/11/2009 à 18h30 au club house.

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Clips et vidéos.




Equimentier.

Matchs, équipes, et joueurs de légende.

Dimanche 8 février 2009
L'abnégation vient à bout de l'élégance.

 

Séville-
stade Sanchez Pizjuan-
Coupe du monde 1982- Demi-finale-
France-RFA : 3 - 3 (4-5 TAB).

France :  Ettori-Amoros-Bossis-Janvion-Trésor-Genghini-Platini(cap)-Tigana-Giresse-Rocheteau-Six-Remp : Baratelli-Castaneda-Battiston-Lopez-Mahut-Girard-Larios-Bellone-Couriol-Lacombe-Soler- Entraineur : Hidalgo.

RFA :
Schumacher-Kaltz-Briegel-Forster-Forster-Breitner-Dremmler-Littbarski-Fischer-Magath-Stielike-Remp : Franke-Immel-Hrubesch-Mueller-Rummenigge-Hannes-Reinders-Allofs-Engels-Matthaeus-Hieronymus-Entraineur : Derwall-

Buteurs : Littbarski(17ème)-Rummenigge(102ème)-Fischer(108ème) pour la RFA - Platini(27ème)-Trésor(92ème)-Giresse(98ème) pour la France.


http://www.youtube.com/v/nQgUuiIXp1A&hl=fr&fs=1&border=1


L'histoire de la Coupe du Monde de la FIFA est riche en rencontres dont les supporters conservent, même après plusieurs décennies, un souvenir vivace. Un des matches les plus extraordinaires et les plus palpitants de tous les temps est sans conteste la demi-finale disputée en 1982 entre la République Fédérale d'Allemagne et la France.


Emmenée par son capitaine Manfred Kaltz, la Mannschaft entame le match avec prudence. Alors que les Français, forts de leur technique et faisant bloc autour de leur capitaine Michel Platini, multiplient les incursions devant la cage de Toni Schumacher, l'équipe allemande joue la carte de la combativité et de l'engagement. C'est le duel de deux écoles s'affrontant depuis quelque vingt ans : l'élégance et la vista françaises s'opposent à l'opiniâtreté, à la détermination et au "fighting spirit" germaniques.


Littbarski ouvre la marque


Après un round d'observation d'un quart d'heure, c'est Pierre Littbarski qui donne aux Tricolores un premier avertissement sans frais, lorsque son coup franc des 17 mètres heurte le poteau français. Et c'est encore Littbarski qui permet à son équipe d'ouvrir la marque à la 18ème minute (1-0). Sa reprise de volée décochée d'environ 22 mètres ne laisse aucune chance au dernier rempart français, Jean-Luc Ettori. Celui-ci avait repoussé un tir de Klaus Fischer, mais le rebond était arrivé directement sur le pied de Littbarski, qui n'avait pas hésité.


Après l'ouverture du score par la Mannschaft, la France intensifie la pression et monte par vagues successives à l'assaut du but de Toni Schumacher. Michel Platini, Dominique Rocheteau et Alain Giresse contraignent l'arrière-garde allemande, articulée autour d'Uli Stielike, à se multiplier. A la 26ème minute, Rocheteau s'écroule dans la surface de réparation : Platini ne se fait pas prier pour convertir le penalty et remettre les équipes à égalité (1-1). Son ballon parfaitement placé dans le petit filet droit ne laisse pas la moindre chance à Schumacher.


Schumacher agresse Battiston


La mi-temps est sifflée sur ce score de parité devant les 45 000 spectateurs qui garnissent les tribunes du stade de Séville. Après la reprise, les Bleus continuent à faire le jeu. Mais la phase la plus chaude de cette deuxième mi-temps est la célèbre collision entre Toni Schumacher et Patrick Battiston, entré en jeu dix minutes auparavant. Platini lance le Bordelais seul vers le but de Schumacher, qui sort de la surface à sa rencontre tel un boulet de canon. Les deux joueurs sautent et Schumacher heurte Battiston en pleine course. Le Girondin, groggy, reste au sol.

Alors que les soigneurs s'affairent autour du joueur inconscient, Schumacher fait des mouvements d'échauffement à la limite de la surface de réparation, à la vue directe des supporters français. Lorsque le jeu reprend et que l'arbitre néerlandais Charles Corver ne donne ni coup franc ni avertissement à Schumacher, les fans français manifestent bruyamment leur colère et leur incompréhension. Ceci vaut d'ailleurs au portier allemand de voir chacun de ses touchers de ballon accompagné d'un concert de sifflets...


Durant le temps de jeu restant Jusqu'à la fin des 90 minutes réglementaires, le jeu devient par moments très fébrile. La France déferle sans relâche sur la moitié de terrain allemande. L'équipe du sélectionneur fédéral Jupp Derwall doit souvent recourir à des tacles appuyés et à des fautes pour endiguer les assauts tricolores. A la 83ème minute, Manuel Amoros a le 2-1 au bout du pied pour la France, mais le missile qu'il décoche ne trouve que la barre transversale. Le dernier mot de la deuxième mi-temps est à nouveau pour le gardien de but français, qui dégage devant Breitner avant de s'interposer face à Förster.



Une prolongation interminable


Au bout de 90 minutes intenses, le score de 1-1 s'affiche toujours sur le tableau d'affichage et le match entre dans les prolongations. Après deux minutes à peine en première mi-temps, Marius Trésor permet aux Bleus de prendre l'avantage d'une remarquable volée des 11 mètres (2-1). Il reprend directement un coup franc venant de la droite des 18 mètres, laissant Toni Schumacher pantois. Jupp Derwall se doit de réagir : il remplace Hans-Peter Briegel, qui s'est dépensé sans compter, par Karl-Heinz Rummenigge, un joueur offensif de plus.

Après être passée devant, la France ne relâche pas son étreinte et veut arracher la décision. Sept minutes après le but de Trésor, Alain Giresse marque le 3-1 des 16 mètres. L'Allemagne semble K.O. Sur la contre-attaque suivante, Klaus Fischer permet aux siens de réduire le score, mais l'arbitre signale un hors-jeu. La partie devient homérique, mais elle change d'âme lorsque le nouveau venu Rummenigge permet à la RFA de revenir au score (2-3), quelques instants avant la fin de la première mi-temps de la prolongation.


Après un nouveau changement de côté, Klaus Fischer, d'une magnifique bicyclette, permet à l'Allemagne d'égaliser à la 108ème minute, ce que plus personne ne croyait possible. Menée par deux buts d'écart, la Mannschaft est malgré tout parvenue à renverser la vapeur : c'est donc la loterie des tirs au but qui décidera du sort de la rencontre.


"Gigi" est le premier à se présenter. Son tir imparable dans le petit filet droit du but permet à la France de prendre les devants (1-0). Le capitaine allemand Manfred Kaltz réplique immédiatement (1-1). Sur ces deux premiers tirs, les gardiens n'ont rien pu faire. "Manu" Amoros, Breitner et Rocheteau ne tremblent pas au moment décisif, puis c'est Uli Stielike qui échoue devant Ettori. Il s'écroule en larmes à terre et doit être consolé par ses équipiers.


Hrubesch qualifie l'Allemagne


Mais les protégés de Michel Hidalgo sont eux aussi trahis par leurs nerfs : Didier Six ne parvient pas à tromper Schumacher. Littbarski, Platini et Rummenigge convertissent chacun leur tir avant que ne se présente Bossis, le dernier tireur français. Schumacher anticipe la direction de la balle, se détend sur sa droite et repousse le tir trop faible du Nantais. Les supporters français sont consternés. L'Allemagne n'est plus qu'à un tir au but de la finale...


Horst Hrubesch, plus connu pour ses puissants buts de la tête, est le dernier tireur allemand à se diriger vers les onze mètres. Ne laissant aucune chance à Ettori, il marque le but décisif (5-4). Son coup de patte permet à la RFA d'accéder à la finale de la Coupe du Monde de la FIFA 1982.


Alors que l'équipe allemande victorieuse fête son triomphe, les Tricolores s'écroulent, abattus, au sol. En pleurs, ils commencent à réaliser qu'ils ont perdu un match qui était dans la poche. Platini et ses compères quittent l'arène la tête basse. La défaite est très dure à avaler...


Ce soir, le jeu élégant et technique des Bleus ne leur à pas suffi pour se hisser en finale. Avec son célèbre football mêlant combativité et engagement, l'Allemagne accède, quant à elle, pour la quatrième fois à la finale.

Par yc
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Samedi 14 février 2009

 

Mercredi 17 mars 1976,
À Geoffroy-Guichard
Saint-Etienne bat Dynamo Kiev : 3-0 (0-0)
37.737 spectateurs
Arbitre : M. Gonella (Italie)
Buts : Hervé Revelli (64e), Larqué (71e) et Rocheteau (112e
)


ASSE : Curkovic - Janvion, Piazza, Lopez, Farison - Larqué ( puis Santini, 80e), Bathenay, Synaeghel - Rocheteau, Hervé Revelli, Sarramagna ( puis Patrick Revelli, 46e)

Dynamo Kiev : Rudakov - Trochkine, Fomienko, Rechko, Bladrienka - Konkov, Burjak ( puis Damine, 82e), Kolotov, Vieremiejev - Onitchenko, Blokhine.






Une ville, un stade. Une foule énorme qui hurle sa foi, qui crie sa confiance et qui pense que les miracles ont toujours lieu. A Geoffroy-Guichard, Herbin enferme ses joueurs entre quatre murs.
Une consigne, une seul : pressing total. Dans les vestiaires, les Verts, concentrés à l’extrême, blêmes, silencieux, entendent les clameurs. Ils savent que ce soir encore, ils pourront puiser leur 12ème force dans le soutien inconditionnel de 40.000 personnes
enchaînées à leur cause. Car ils sont là, certains depuis 4 ou 5 heures. Ils sont venus de partout, de Saint-Etienne, de la région, des 4 coins de France, pour gagner leur match, gagner un peu celui des Verts. C’est un spectacle qui ne s’écrit pas, car on ne peut traduire l ‘émotion, les coups de cœur aussi fortement que les spectateurs les ont ressentis ce soir-là. Les Verts sont décidés à prendre tous les risques. Et tout leur réussit. Il fait chaud dans le Chaudron, comme il faisait triste et froid à Simferopol.

Les premières minutes sont haletantes car on les voudrait décisives. Les Soviétiques sont pris à la gorge. La domination stéphanoise est totale, souveraine, beaucoup plus massive et spectaculaire que celle du Dynamo à Simferopol. La tension monte à chaque accélération des Verts. Les soviétiques, froids, calculateurs, n’ont pas le loisir de raisonner. Pas question
de pouvoir geler le jeu devant le pressing incessant des diables verts. Piazza déchire la défense de Kiev, mais Larqué ne peut exploiter la situation. Farison, qui a abandonné le marquage d'Onitchenko, pique au centre et tire dans la foulée. Rudakov concède le corner.

2 minutes plus tard, Larqué expédie un tir-canon. Rudakov ne peut bloquer mais Rejko sauve de justesse devant Hervé Revelli.
Après cette flambée initiale, l'ASSE éprouve légitimement le besoin de souffler. Rocheteau (tête), Farison (tir) sont encore dangereux mais ce sont les soviétiques qui terminent le plus fort cette mi-temps par 2 actions de l'inévitable Blokhine, mais Janvion et Curkovic veillent. Les Verts regagnent les vestiaires comme à regret. 0-0 à la mi-temps.

Durant le repos, les spécialistes font la grimace, mais il n'est pas un spectateur pour se résoudre à l'élimination. De son côté, Herbin conseille ses hommes : "Prenez patience, continuez, ça va passer ".

A la reprise, Patrick Revelli remplace Sarramagna, blessé à la cheville. Le jeu reprend sur le même mode : calme soviétique, pression stéphanoise. Les minutes passent trop vite. Rocheteau, Larqué provoquent des arrêts-réflexes de Rudakov mais rien ne passe. Les Ukrainiens font circuler le ballon par un redoublement de passes latérales. Voilà même qu’ils tentent quelques incursions offensives. Et le doute commence à s’insinuer. D’autant que Rudakov, l’immense gardien du Dynamo (1,92 m) réussit le sans-faute.

On en arrive alors à cette fabuleuse 65éme minute qui restera historique dans les annales du club. Blokhine, en position de contre, a récupéré le ballon sur l'aile droite. Il grille Janvion.
Il file balle au pied, élimine Lopez, le dernier défenseur, d’une petite feinte. Le but s’ouvre devant lui, avec le seul Curkovic, qui a toutefois réduit l'angle, pour le défendre. Tout le monde
voit déjà le ballon au fond des filets. Mais non. Au lieu de tirer au but, ou de passer la balle à Onitchenko qui est seul, lui aussi, sur sa gauche, Bokhine commet le pêché d’orgueil. Il tente de crocheter Lopez, revenu à toutes jambes. L’erreur fatale… Lopez, en effet, lui souffle le ballon. Dans le contre qu’il amorce, il transmet à Piazza, lequel, crinière au vent, lance Patrick Revelli qui, sans contrôle et de l’extérieur du pied réussit, d’une pichenette, à prolonger le ballon vers son frère Hervé. Rejko est lobé. Piazza est là, mais Hervé Revelli est le plus prompt. Déporté sur la gauche, il tire instantanément avec précision. Rudakov resté figé sur sa ligne, est battu. Le stade explose, croule sous l'ovation.
Une minute s'est écoulée entre l'erreur de Blokhine et l'exploit d'Hervé Revelli. Une minute entre le drame et l'espoir, la minute la plus folle qu'un match de cette importance ait jamais fourni. Si Blokhine avait concrétisé sa magnifique percée qui devait être la seul menace véritable pour le but de Curkovic,la tâche des Stéphanois serait devenue insurmontabe. Il aurait fallu qu'ils marquent 4 buts en 25 minutes pour espérer se qualifier.

 

Il ne reste que 25 minutes à jouer. L'ASSE trouve alors son second souffle dans un stade en délire. Les soviétiques sentent la panique les gagner. 5 minutes après le but de l'espoir, Hervé Revelli, à la hauteur des 18 mètres, est bousculé par Rejko, bénéficie d’un coup-franc en position idéale. A 20 mètres, dans l’axe du but, Larqué se précipite sur le ballon. Rocheteau lui indique un espace sur la droite, Larqué brosse la balle de l’intérieur et le ballon part, comme téléguidé. Elle s'engouffre avec une précision diabolique au ras du poteau gauche de Rudakov. C'est comme si le tonnerre éclatait dans le stade. Larqué est submergé sous l’étreinte de ses coéquipiers. Tout est à refaire pour les soviétiques. Tout recommence pour l'ASSE.

Le dernier quart d'heure de ce match au couteau, Hitchkock lui-même, ne l'aurait pas désavoué. La qualification se trouve sur une lame de rasoir, prête à basculer dans l'un ou l'autre camp.
Larqué doit quitter le terrain à la 80 éme minute à cause d’une contracture. Santini le remplace. Se noue alors un petit drame, car Rocheteau est blessé lui aussi. Il souffre du mollet mais il est contraint de rester à son poste. Hervé Revelli devient capitaine. Il le sera pour une prolongation de légende car le coup de sifflet final de l'arbitre vient apporter le soulagement dans des coeurs qui battent trop vite.

Ces images d'avant-prolongations resteront dans les mémoires de tous les spectateurs et téléspectateurs de l'époque. En effet, c’est une équipe vidée qui s’affale sur le terrain. Images hallucinantes. Poty, le toubib, Chassagne et Filliol, les masseurs, vont de l’un à l’autre. On se passe des bouteilles d’eau. Les Stéphanois, couchés, assis, le visage dans les mains, les yeux cernés, paraissent au bout des limites de la résistance humaine.
Herbin conseille, encourage. Janvion a des crampes. Hervé Revelli aussi. Cette longue marche prend des allures de chemin de croix. Au rappel de l’arbitre, c’est une équipe encore groggy, mais régénérée moralement qui s’élance pour le rush final.
A coups de souffrance, de douleur, de sueur, ils tiennent tête dans un premier temps aux assauts de soviétiques soudain revigorés.
Rocheteau est sur une jambe. Il demande à sortir, Herbin ne l’entend pas. On assiste à la dramatique la plus palpitante de l'année. Puis Piazza tombe à son tour, vaincu par les crampes et les coups. Mais la foule, qui s’abandonne, l’oblige à se relever. Kiev en profite pour lancer quelques flèches mais Curkovic sort le grand jeu notamment sur un tir de Matvienko. Fin de la première prolongation.

Et puis, voilà la 112e minute. Santini, sur l’aile droite, réalise un petit chef d'oeuvre technique, évite Konkov, attire deux défenseurs et glisse le ballon entre eux à Patrick Revelli. Le parcours de l'indomptable Patrick est extraordinaire de détermination. Il élimine d'un dribble long Trochkine, à quelques centimètres de la ligne de but. La balle paraît même sortir. Il redresse le ballon dans un effort désespéré et centre en retrait. Son frère Hervé, s'est précipité, attirant à lui 2 défenseurs. Rocheteau est là, seul au point de pénalty, et reprend instantanément de l'intérieur du pied droit. Le ballon file. Les filets tremblent. La folie dans les tribunes, les coeurs qui chavirent.



Il reste 8 minutes à jouer, angoissantes, éprouvantes.
Les Soviétiques plus fatigués qu'on pouvait le penser, se montrent incapables de coordonner leurs actions. D'autant que l'arbitre italien oublie de siffler un pénalty pour fauchage d'Onitchenko par Bathenay à la 102 ème et prive les Ukrainiens d'une seconde chance de but. On ne sait quel miracle d'énergie permettra aux Stéphanois d'éloigner le ballon, chaque fois et toujours, jusqu'à ce que M. Gonella délivre les supporters. S'ensuivit alors, une inoubliable ovation qui ne s'arrêta que 8 minutes après. L'ASSE vient de repousser les limites du possible. Le monstre soviétique est abattu et il ne comprend pas. Split non plus n'avait pas compris.
Tous ont donné le meilleur d'eux-mêmes pour éliminer une formation soviétique sans conteste supérieure à sa rivale mais qui a perdu toute sa maîtrise collective face à l'emprise déterminée des Français.

Ce succès gigantesque, ce triomphe inimaginable d'une équipe qui a su conjuguer ses forces jusqu'à l'épuisement total, sensibilise l'hexagone tout entier. Le lendemain, dans l'envoi du volumineux courrier que l'exploit suscite, un télégramme témoigne de l'audience de l'événement : '' Bravo Saint-Etienne ''. Il est signé du Président de la République, Valéry Giscard d'Estaing.






Par yc
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Jeudi 2 avril 2009
Un rêve, une vie et des mains brisées par la terrible Securitate de Ceaucescu. Tout cela pour une Mercedes !



Ce soir là, le 7 mai 1986, dans la moiteur d'une nuit sévillane électrique, un homme toucha la grâce du bout de ses imposantes mains gantées. Lors de cette finale européenne de la Coupe d'Europe des clubs champions disputée entre le FC Barcelone et le Steaua Bucarest, Helmut Ducadam, gardien roumain au physique d'ours des Carpates, stoppa les quatre tirs au but catalans à la fin du temps réglementaire (0-0).

Fait unique dans les annales du football. Cet exploit retentissant, et toujours inégalé, permit aux joueurs de Bucarest de monter sur le toit de l'Europe et d'oublier, quelques secondes, la terrible dictature du clan Ceaucescu. Ducadam était devenu un dieu, un héros, un guide. Incompatible avec le culte de la personnalité façonné depuis des années par Ceaucescu et ses fils Valentin et Nicolae.


Ravi que ces maudits catalans aient été ainsi humiliés par des « paysans » venus des hautes plaines de la Transylvanie, le roi Juan Carlos en personne offrit une Mercedes 190 E à Ducadam, laquelle arriva trois mois plus tard à Bucarest. Nicolae Ceaucescu, amateur de belles voitures, s'en empara aussitôt, convoqua le gardien du Steaua et lui dit exactement ceci : « Je prends la Mercedes et je te donne, une petite Renault ». Malgré sa peur et son envie qui le poussaient à accepter la transaction, Helmut Ducadam refusa et argua que l'on ne pouvait pas refuser le cadeau d'un roi. Crime de lèse-majesté. Sa vie venait de basculer. Ses mains, ses doigts et ses poignets furent brisés à coups de crosse par l'impitoyable Securitate. Sa carrière venait de se terminer.



Quelques mois plus tard, avant une demi-finale de Coupe d'Europe des clubs champions opposant à Bucarest, le Steaua au club turc de Galatasaray, je devinais, dans les sombres couloirs du stade, une silhouette massive qui ne m'était pas inconnue. Helmut, le héros de Séville était là.


A l'abri des regards et d'un certain major Popescu qui me suivait pas à pas depuis mon arrivée sur le sol roumain. Je suis discrètement allé le voir, lui ai serré la main, ou ce qu'il en restait. Une masse informe, désarticulée, pendante, sans vie. Soudain, ce grand gaillard se mit à trembler, à animer de tics nerveux sa grande carcasse et à suer abondamment. Le fils Ceaucescu, le deuxième, Valentin, une coupe de champagne à la main, venait de croiser son regard et se hâtait, accompagné par ses gardes du corps bourreaux, en notre direction. Helmut, qui avait courageusement rassemblé ses trois mots d'anglais pour nous parler en nous montrant timidement un pin's de la Fédération française de rugby accroché au revers de son veston poussiéreux, se tétanisa et quitta les lieux, tête basse, dans un sourire embarrassé. Le plus grand gardien de but de l'histoire de la Roumanie, brisé à vie, retourna dans l'ombre, dans cette prison sans barreaux, celle de la solitude et de l'anonymat.


Par yc
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Jeudi 9 avril 2009

Le "Vieux Lion" rugit à travers les âges.


« La vieillesse, c’est quand on commence à dire : Jamais je ne me suis senti aussi jeune. » Cette maxime de Jules Renard colle à la peau de Roger Milla. Le buteur camerounais, figure emblématique du football africain, a véritablement explosé au niveau international aux portes de la quarantaine.Ce fin technicien, doté d’une vista remarquable, a littéralement porté son équipe en quart de finale de la Coupe du Monde de la FIFA, Italie 1990, à 38 ans. Avant de marquer encore quatre ans plus tard, aux Etats-Unis. Retour sur les rugissements du vieux « Lion Indomptable ».

Les multiples déménagements occasionnés par les mutations de son cheminot de père n’altèrent en rien son amour pour le ballon rond. Pieds nus, le jeune Milla participe à tout ce qui ressemble, de près ou de loin, à un tournoi. Il est rapidement surnommé « Pelé » par ses camarades de jeu. Y arriver... lentement mais sûrement.


A treize ans, il s’acquitte de sa première licence à l’Eclair de Douala. Sa technique et son sens du but font déjà merveille. Il lui faut attendre encore cinq ans avant de découvrir le championnat national avec le Léopard de Douala. Un titre de champion du Cameroun et une demi-finale de Coupe d’Afrique des clubs champions plus tard, Milla pose ses valises au Tonnerre Club de Yaoundé. La sélection nationale ne tarde pas à l’accueillir.


Si sa carrière internationale débute sous les meilleurs auspices à l’image du Ballon d’or africain qu’il reçoit en 1976, son parcours en club est loin d’être aussi prestigieux. Fin dribleur et fougueux attaquant, Milla attend le contrat de sa vie. Celui-ci semble venir de France : Valenciennes lui propose un pont d’or pour l’époque et une villa. Espoirs déçus ! Il finit réserviste dans un minuscule studio avec 3000 francs par mois.


Milla prend alors la route du sud. Blessé ou sur le banc de l’AS Monaco, la Côte d’Azur est sans saveur. Départ pour Bastia où ses séjours impromptus au Cameroun lassent les dirigeants : « On m’a jugé sur les apparences... les grands clubs n’ont pas cru en moi » explique-t-il avec un soupçon de rancœur. Appelé à la rescousse de Saint-Etienne rétrogradé en deuxième division, Roger Milla retrouve le chemin du but : 22 buts en 31 rencontres. Son périple s’achève à Montpellier, club où il se sentira enfin bien. Il y intègrera même le staff technique après sa carrière professionnelle. Après avoir inscrit 152 buts en Championnat de France, il le quitte le 31 mai 1989.


Parallèlement à cette réussite mitigée en club, la sélection camerounaise assiste à l’éclosion du génie. Première sélection et premier but en juillet 1978. Les Camerounais décrochent leur billet pour la Coupe du Monde de la FIFA, Espagne 1982. Fait historique. Invaincus, les Africains sont néanmoins éliminés. Milla raccroche les crampons internationaux en 1987. Ses jubilés à Douala et Yaoundé rassemblent près de 100 000 spectateurs. Dès lors, la Coupe du Monde apparaît comme un lointain souvenir. Erreur. Le tranquille retraité de l’île de La Réunion est rappelé au chevet de son équipe par le président Camerounais. Milla reprend alors du service.


                                                   


Consacré sur le tard


Agé de 38 ans, il réalise sa plus belle performance de footballeur. Il crève les écrans du monde entier lors de Italie 90. Ses démarrages fulgurants, son dribble et sa vision du jeu font des merveilles. Le buteur devient sauveur. Le Lion inscrit quatre buts, chaque fois accompagnés d’une Makossa (danse) autour du poteau de corner, cérémonial qui a depuis fait le tour du monde. Ses deux réalisations en prolongation face à la Colombie propulsent le Cameroun en quarts de finale.


Du jamais vu pour un représentant du continent africain. Milla, qui a toujours milité pour la reconnaissance de son football, peut être fier : grâce aux bons résultats du Cameroun et de l’Egypte, la FIFA annonce au lendemain de l’édition italienne que désormais trois pays africains, au lieu de deux, seraient engagés en Coupe du Monde. Après un retour réussi en 1990, Milla est de nouveau convoqué pour Etats-Unis 94. Le Cameroun ne passe pas le premier tour. Le vétéran des Lions Indomptables marque tout de même un but contre la Russie. A 42 ans, il repousse les limites de la vieillesse et installe un nouveau record à son palmarès.


Roger Milla accumule les distinctions. Plus vieux buteur des Coupes du Monde de la FIFA, il est également le premier Africain à avoir disputé trois phases finales. Héros national au point de voir son nom recouvrir des milliers de bulletins de vote lors des élections locales, Milla refuse tout mandat. Ce meneur d’hommes regrette pourtant de n’avoir jamais pu diriger une sélection africaine « mais les ministres des sports restent persuadés que les entraîneurs étrangers obtiennent des résultats plus rapidement » constate-t-il amèrement.


Généreux et curieux, il consacre alors son temps à l’Afrique. Ambassadeur itinérant du Cameroun et de l’ONUSIDA, le globe trotter semble infatigable. Et ne lui demandez jamais son nombre de buts ou de sélections en équipe nationale : « Je ne sais pas. Cela ne m’a jamais intéressé. Seul le football comptait ». Et Milla le lui a bien rendu !




Palmarès international

  • 1982 Coupe du Monde de la FIFA, Espagne ; Premier tour
  • 1990 Coupe du Monde de la FIFA, Italie ; Quarts de finale
  • 1994 Coupe du Monde de la FIFA, Etats-Unis ; Premier tour
  • 1984 Coupe d’Afrique des Nations
  • 1984 Meilleur buteur de la Coupe d’Afrique des Nations (4 buts)
  • 1986 Coupe d’Afrique des Nations ; Finale
  • 1986 Meilleur joueur de la Coupe d’Afrique des Nations
  • 1988 Vainqueur de la Coupe d’Afrique des Nations

Clubs

  • 1970 - 1973 Leopard Douala
  • 1974 - 1977 Tonnerre Yaoundé
  • 1977 - 1979 Valenciennes
  • 1979 - 1980 Monaco
  • 1980 - 1984 Bastia
  • 1984 - 1986 Saint-Etienne
  • 1986 - 1989 Montpellier

Palmarès en club

  • 1972 Champion du Cameroun (Leopard Douala)
  • 1974 Coupe du Cameroun (Tonnerre Yaoundé)
  • 1976 Coupe d’Afrique des vainqueurs de Coupes (Tonnerre Yaoundé)
  • 1976 Ballon d’Or africain
  • 1980 Coupe de France (Monaco)
  • 1981 Coupe de France (Bastia)
  • 1987 Champion de France de Division 2 (Montpellier)

 

Par yc
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Jeudi 16 avril 2009

Paris SG - Real de Madrid (4-1)


18 Mars 1993


Quart de Finale retour de la Coupe de l'U.E.F.A. 1993

Paris SG : Lama - Sassus (Germain 77), Kombouaré, Ricardo, Colleter - Le Guen, Guérin, Valdo - Simba (Bravo 72), Weah, Ginola

Réal Madrid : Buyo - Nando, Ramis, Ricardo Rocha, Lasa, Hierro - Luis Enrique (Alfonso 80), Prosinecki, Michel - Butragueno (Villaroya 63), Zamorano

Buts : Weah 33, Ginola 81, Valdo 89, Kombouaré 96 pour le PSG; Zamorano 91 pour le Real
Arbitre : M.Puhl (Hongrie)

Affluence : 46 000

Avertissements : Sassus (60ème) pour le PSG ; Villaroya (69) pour le Real



Après avoir éliminé les grecs du PAOK Salonique, les italiens de Naples et les belges d'Anderlecht, le Paris Saint Germain poursuit son parcours et connaît son premier choc dans cette Coupe de l'U.E.F.A 1992/93. Le grand Real de Madrid, leader de Liga espagnole vient affronter les hommes de la capitale.

Au match aller, le Real remporte un franc succès (3-1) en venant à bout d'une équipe parisienne pétrifiée dans un Stade Santiago Bernabeu trop grand pour elle.

Le match retour s'annonce "chaud-bouillant" dans un Parc des Princes en ébullition.

Dès la 33ème minute, ce sont les locaux qui ouvrent la marque.
Georges Weah reprend victorieusement de la tête un corner de Valdo. 1-0. La machine est en route !

Jusqu'à la pause, les espagnols vont contenir les mutliples assauts parisiens, préservant le score. Mais le PSG semble croire à l'exploit.


81ème minute, le PSG n'y croit plus, le Real tient bon. A moins de 10 minutes de la fin du match, Celui-qui sera surnommé "El Magnifico" par la presse ibérique à la fin du match, David Ginola double la mise concluant ainsi une action rondement menée par Valdo, Weah puis Bravo qui remise de la tête. Sa frappe ne laisse aucune chance à Buyo le gardien madrilène. (2-0)

Il reste quelques minutes aux hommes de la capitale pour inscire ce 3ème but synonyme de qualification. Ce sera chose faite à la 89ème minute lorsque
Valdo crochète un défenseur madrilène et ajuste Buyo. (3-0)

92ème minute, coup de théâtre. Alors qu'on pensait la qualification acquise, que le Parc chantait, le Real réduit la marque par Ivan Zamorano sur un coup franc excentré. La qualification est remise en cause par ce but qui permet aux espagnols d'accrocher la prolongation. Enorme désillusion des parisiens que d'encaisser ce but alors que le temps réglementaire était dépassé.

96ème minute. Monsieur Puhl l'arbitre du match ne semble pas vouloir siffler. Il laisse une ultime action aux parisiens après le but assassin du chilien Zamorano. Le PSG obtient un coup franc à 25 mètres des buts du Real. C'est le coup-franc de la dernière chance avant les prolongations. Le brésilien
Valdo s'en charge et trouve la tête d'Antoine Kombouaré qui trompe Buyo d'un coup de boule exceptionnel. Celui qui sera surnommé "Casque d'or" vient de donner la qualification au PSG et permet de poursuivre l'aventure en demi-finale.

Par yc
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